Domaine Lheritier

Le Domaine Lheritier se trouve à Rivesaltes. Il  est tenu par Henri et Antoine Lheritier. 

Producteur Antoine Lheritier
Domaine Lheritier
Adresse 9 rue Gambétta
Ville Rivesaltes
Code Postal 66600
Tel: fixe 04 68 38 56 53
Fax 04 68 38 56 52
Tel: Portable  
Émail Domaine.lheritier@wanadoo.fr
Coordonnées GPS 42°46’04 »N 02°52’15 »E
Produit Vin Blanc de Table
Cépage Grenache blanc
Élevage fût
Age 8 ans mini
Bouteille 75 cl
Production 2 Hl/an
Lieux de Vente Caveau
Prix 12,00 €
Site Internet www.maison-du-muscat.com
Autres Produits Voir site ( Rouge, rosé, blanc, muscat, autres )

                                                 Le vignoble se présente comme un champignon, une sorte d’ènorme cèpe dont le pied, au sud, viendrait toucher la route de Vingrau et dont le chapeau, au nord, s’évaserait dans la direction d’Opoul et de Salses. La queue est une ondulation d’environ 80 mètres large sur 500 mètres de long, serrée entre des oliviers et des pins. C’est la parcelle de grenache noir de Romani. Elle forme une seule pièce. Du pied un peu surélevé, planté dans une terre rare et incrustée de cailloux, elle rejoint la base du chapeau qui remonte et s’étale dans une matière plus grasse et plus ensoleillée, où croissent, mais sans exagération, le macabeu, le muscat et la malvoisie. Nous sommes sur des calcaires aux tons orangés, plus au nord, le sol va même devenir rouge.
Au-dessus, au-dessous, sur les côtés, à peine franchie la barrière de pins, on est dans la garrigue, rase, bleue, blanche. Le vent, souvent violent, sautant du Pas de l’échelle, son aile gauche surgissant du château d’Opoul, investit certains jours méchamment cette terre. Ah, les froides matinées de novembre, souche après souche, sous des maelstroms hurlant. Peu d’eau, ou des orages comme des titans charriant des sacs de glace concassée et puis le soleil, sonore, lancinant, et les matins pleins d’odeurs, et la lumière finissante des longs soirs d’été laissant traîner entre les arbres les couleurs rousses d’un rancio.
Pour comprendre vous et moi ces lieux, il faut les parcourir pas à pas, apprendre à écouter les bruissements d’ailes des grands criquets ivres de chaleur, savoir planter nos pieds dans la terre qui sculpte notre empreinte, deviner le passage du gibier à l’émiettement d’une motte, renifler le parfum vert de la feuille de vigne froissée entre nos doigts, palper la rugosité d’une souche, la fragilité d’un bourgeon, pressentir à une infime trace, à la mollesse de la fibre, au mouvement d’un bras, l’atteinte du parasite, soupeser une grappe, unir son souffle, jour après jour, à la respiration des ceps, ouïr par communion la circulation des substances cheminant du fond de la terre à travers la crinière enfouie du neurone avec peut-être, au bout de ces pas, au bout de ces jours, dans l’extrême vigilance des sens, dans les intuitions nées .de l’intimité, de l’inconnu enfin connaissable.

  
 

 

  

 
 
 
 
 
 
                                                                                                                                                                 Photo Philippe Jaminet 
II faut dix secondes et deux remises à un perdreau pour aller du mas Romani au mas Crest. Il se lève du grenache noir, survole la route de Vingrau et se dirigeant plein sud, se pose dans la garrigue, au ras des villas de Montpins, puis d’un autre coup d’aile, il atteint le haut du mas Crest pour courir entre les souches d’une parcelle de muscat petit grain. jjf- Ce bond minuscule change le monde sous ses ailes. Il le fait passer d’une terre ouverte, lumineuse et tendre à un univers sévère, fait de schistes noirs, de grands pins vibrant sous le vent, de monts et de vaux où la roche affleure, sèche et coupante, où la vigne dispute son espace à l’envahissement des arbres, où la terre se fait mince et rare, où les racines se font fines et aventureuses pour tromper les grosses masses pierreuses mouvant sous le sol, où la mer se masque derrière des buissons et des troncs rouges, où l’air, dans des grincements minéraux est plus vif et plus brûlant, où la lumière hésite dans les cil-lements du soleil.
Le Crest : deux bras de terre descendant vers la plaine comme des saignements de montagne, portant, tels des fleuves de lave, des souches bouleversées par leur descente chaotique.
Ici, 14 hectares échevelés et grimaçant, rompus seulement, de place en place, par le sage alignement des plantations nouvelles de syrah, roulent vers la mer comme un tohu-bohu végétal, comme un lichen agrippé à une écorce rêche et crevassée

Un commentaire pour Domaine Lheritier

  1. Bray dit :

    Suis-je le seul à ne plus pouvoir obtenir le si nécessaire accès au blog de François Lhéritier , et , sinon , pourquoi ?…Avec inquiétude et cordialité .

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